Tell (2015) – Français

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Un Singspiel héroïque avec textes de Friedrich Schiller
Komarov / Gaudenz / Arnold

Le peuple s’est rassemblé. On donne le «Tell». Quatre héros hommes et femmes chantent les faits passés, leur propre solitude et la finitude de l’être.  Inversant leur rôle, ils recomposent des allures héroïques, s’essayent dans la vengeance, l’amour, le meurtre et la mort. Ils aspirent à la liberté, chantent l’injustice et l’oppression.

Les quatre chanteurs et chanteuses de formation classique sont accompagnés d’un quintette et d’un petit chœur amateur.

Le première histoire de tir sur une pomme se trouve dans un livre de contes danois de 1200. Hans Schriber von Sarnen a introduit Tell dans le monde alpin de la Suisse intérieure en l’associant à la libération de la tutelle des Habsburgs par les Confédérés, à travers son ouvrage Le Livre Blanc (1470). Par son drame (1804), Schiller consacra Tell comme mythe fondateur de la Suisse.

Ilja Komarov reprend dans son livret le drame de Schiller pour en créer une version qui s’accommode de 4 héros hommes et femmes. Au chasseur de chamois Tell, qui se garda du complot du Rütli pour mener seul le meurtre du tyran comme acte de vengeance, sont accolés trois amis/ennemis. En marge des motifs célèbres du serment du Grütli, du tir sur la pomme et du chemin creux, ils racontent leur propre version du récit. Ils aspirent à la liberté, chantent l’injustice et l’oppression. Au-devant des tableaux notoires se produit une narration de la vengeance, de la violence et de la liberté. Par sa réduction, la matière se dés-historise, l’acte de raconter est renforcée.

Dans le genre de l’opéra, tous les textes sont chantés. Les quatre chanteurs et chanteuses de formation classique sont accompagnés d’un quintette et d’un petit chœur amateur. On plonge dans une version de l’histoire qui leur est propre, ici et maintenant

Première: Dienstag, 19. Mai 2015, Rote Fabrik Zürich, Fabriktheater
MAI: Zürich, Rote Fabrik: Do 21.5., Fr 22. 5., S0 24.5
JUILLET: Uster, Hinterhaltfestival : Samstag, 4. Juli 2015
NOVEMBRE: Zürich, Rote Fabrik: Do 19., Fr 20., Mo 23. Nov., 20 Uhr /So 22. Nov, 18 Uhr
NOVEMBRE: Basel, Gare du Nord: Mi 25.11., Do 26.11. 2015
DECEMBRE: Schaffhausen, Kunsthalle Vebikus: Fr. 11.12. 2015
FÉVRIER 2016: Chur, Theater Chur: Do. 4.2. und Fr. 5.2. 2016
AVRIL 2016: Bern, Tojo Theater: Fr. 8.4. und Sa. 9.4.2016

AVEC: Jeannine Hirzel, Philipp Caspari, Niklaus Kost, Raphaël Favre | MUSIQUE: Jan Ratschko, Nina Hitz, Christian Wolfarth, Ilja Komarov, Trixa Arnold | CONDUCTION CHŒUR Patric Ricklin | COMPOSITION: Ilja Komarov | MISE EN SCÈNE Corsin Gaudenz | DRAMATURGIE: Trixa Arnold | COSTUMES: Nicole Henning | SCÉNOGRAPHIE: Frieda Schneider | ADMINISTRATION: Lukas Piccolin | Un Production du Verein Freies Musiktheater Zürich en Coproduction avec Fabriktheater Rote Fabrik Zürich, Gare du Nord Basel und dem Stadttheater Chur. | Gefördert durch Stadt Zürich Kultur, Fachstelle Kultur Kanton Zürich, Pro Helvetia, Migros Kulturprozent, Kulturelles Basel, Stadt und Kanton Schaffhausen, Stadt und Kanton Bern und Schweizerische Interpretenstiftung.

Extraits de presse

Tom Hellat über Tell, Tages Anzeiger (2015)
La nouvelle production “Tell” commence de manière décontractée par le son d’une cloche au lointain – les clichés ne font donc par peur. Corsin Gaudenz régisseur et Trixa Arnold dramaturge racontent l’histoire de Schiller très tranquillement, très réglé. Pour eux, il ne s’agit pas d’une histoire de héros, mais d’une projection intérieure. Les personnages secondaires se placent au centre, les notes en bas de page deviennent le texte principal. (..) De figurants ils deviennent des êtres humains. Il est rare d’entendre des modes majeur et mineur aussi décontractés en musique contemporaine. (..) Le compositeur Ilja Komarov ne décline par un catalogue. Des clins d’œil malicieux traversent continuellement une musique plutôt mélancolique. On pourrait la décrire comme une avant-garde traditionaliste. De deux mondes, ce qu’il y a de meilleur: ici la grande tenue de formes musicales d’expression consacrée; là le droit de les fusionner, de les casser et de les recomposer. (..) C’est beaucoup après des décennies de surfilage du déconstructivisme. Vraiment beaucoup. Peut-être même le signal d’une nouvelle modernité.

Thierry Frochaux über Tell, PS (2015)
Après la danse, le théâtre, le cirque, Corsin Gaudenz se tourne avec “Tell” vers l’opéra. Avec un plaisir surprenant on s’y retrouve dans cette création collective d’un genre nouveau. L’espièglerie de la soirée fuse de toutes parts. (..) Assis en cercle, le public regarde le centre de la scène où se trouvent les musiciens resserrés dans un carré de la scène.  Comme dans les projets précédents pointe un bonheur de presque perfection dans une multitude de petits détails.

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© Photos by Julia Hintermüller